Press – Live

Le Festival des Musiques Progressives de Montreal

September 15, 2006
Published: September 20, 2006

AllAboutJazz.com

By John Kelman

FMPM’s inaugural season took place over two nights—September 15 and 16—at Gésu, an intimate 400-seat theatre situated below a church in the heart of Montréal. While I was unable to attend both days, if the first evening was any indication, this is a festival with significant potential.

The festival opened up with a performance by Jérome Langlois, co-founder of Maneige, one of Quebec’s most beloved progressive groups from the 1970s. With his new Molignak project, clarinettist/pianist Langlois was accompanied by bassist Mario Légaré, drummer/percussionist Gilles Schetagne, violinist Bernard Cormier, flautist/pianist François Richard and clarinettist Romie de Guise-Langlois. Atmospheric lighting created a warm backdrop for Langlois’ classically influenced music. But the introduction of electric instruments and, on occasion, more propulsive rhythms make a case for this kind of music being classical music for the 21st Century.

Relying more on polyphony than counterpoint, Langlois’ music was approachable; complex in its episodic and extended nature, but not so in its more straightforward rhythms. While solos were kept to a minimum and always within context of the material’s structure, Cormier and Richard stood out—as did, of course, Langlois, who was often seen cuing the sextet from his place at the piano. The appreciative audience was clearly familiar with the material and it was a lyrical way to start the festival, proving that two terms so often associated with progressive music—bombast and inaccessibility—need not be applicable at all.

JÉRÔME LANGLOIS LIVE ProgQuébec

FMPM 2006(+bonus Themes) 67 min et 54 min
HARMONIE Magazine n° 63, p. 36
juillet 2008  de Philippe Arnaud

Jérôme Langlois fut l’un des fondateurs et principaux compositeurs du groupe québécois Maneige, souvent considéré comme l’emblème du progressif québecois des années 70. Il quitta le groupe après ses deux premiers albums –également réédités par ProgQuébec, on vous en parle dans ce numéro– pour divergences musicales. Il fit son retour discographique avec Themes, en 1984, qui lui permit de réarranger et d’interpréter seul au piano ses thèmes préférés issus de Maneige mais aussi du groupe de jazz-rock qui fut le sien à la fin des années 60, Lasting Weep – groupe qu’il avait brièvement reformé pour un concert en 1976. Près de quinze ans après Themes, revoilà Jérôme Langlois, pour un album enregistré en public lors du premier festival des musiques progressives de Montréal, en 2006. Il y est accompagné de six musiciens, une formation aux sonorités proche de Maneige et pour cause : le percussionniste du groupe Gilles Schetagne est là, tout comme Paul Picard (percussions également). On note également la présence du brillant flûtiste François Richard, de Bernard Cormier (Conventum) au violon, du bassiste Mario Légaré (Octobre), et de Romie de Guise-Langlois à la clarinette. C’est donc une formation typique de ce « rock de chambre » canterburyen dans lequel nos amis québécois ont peu de rivaux. Les neuf morceaux qui composent ce concert revisitent le passé de Jérôme Langlois –mais avec des arrangements toujours différents des originaux–, c’est-à-dire celui de Maneige mais aussi de Lasting Weep (La chanson des îles) et de l’album Molignak qu’il enregistra en 2005. Les amateurs de Maneige seront évidemment émus de retrouver ici de nouvelles versions du « rafiot », entre autres. Et ils se réjouiront de recevoir en bonus la réédition de l’album Themes qui, lui aussi, revisitait pas mal Maneige (La fenêtre, Le ballon,…). Musicalement, il est impossible de relier Langlois à des références progressives classiques (peut-être Gryphon ?). Son style se construit au confluent de la musique classique (Debussy, Fauré…), du jazz, du folk… c’est une musique aventureuse, légère, cousine parfois de Zappa, aux arrangements fluides et déliés. Elle s’inscrit assez clairement dans le courant « Canterbury » du progressif. Les instruments dialoguent et les lignes mélodiques s’enchevêtrent, se répondent, et un sentiment de liberté musicale absolu se dégage de l’ensemble. Il est intéressant d’avoir Themes en contrepoint et de voir à quel point le travail de Langlois a autant de force et d’originalité au piano que dans un ensemble plus orchestral. Le plaisir des musiciens est évident à l’écoute, et leur talent n’est pas pris en défaut, sans cependant que rien ici soit « corseté ». Le concert permet une véritable interprétation de chaque instrumentiste, en harmonie avec l’ensemble. Ce n’est évidemment pas une musique facile d’accès. Mais son originalité force le respect, et l’intérêt.

 



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Glenn Bourgeois, Progquebec: Un spectacle live du pianiste/clarinettiste/guitariste/compositeur Jérôme Langlois semble toujours un événement spécial, et celui du premier Festival des Musiques Progressives de Montréal (FMPM) ne fit pas exception. Jérôme était entouré de la crème des musiciens progressifs québécois des années ’70, y inclus Gilles Schetagne (ex-Maneige), Paul Picard (ex-Maneige), Mario Légaré (ex-Octobre), François Richard (ex-L’Orchestre Sympathique) et Bernard Cormier (ex-Conventum), en plus de sa fille Romie de Guise-Langlois à la clarinette. Pour l’occasion, Langlois choisit de revisiter toutes les facettes de sa carrière musicale, allant de Lasting Weep à Maneige, au “Spectacle de l’Albatros” à ses enregistrements solo jusqu’à son album le plus récent à l’époque, “Molignak” (également disponible via ProgQuébec)… en plus d’une pièce inédite écrite pour le récital final à de Guise-Langlois, accompagnée par son père ua piano. Toute la magie de cette soirée avec Langlois fut enregistré, et est maintenant disponible sur CD. De plus, on est également traité de la première réédition CD de l’album “Thèmes” à Langlois de 1984, album qui voit Langlois seul au piano pour plusieurs de ses compositions. Et encore de plus, on a droit à presque 18 minutes de compositions inédites datant de 1976, avec Langlois suite à son départ du groupe Maneige, encore seul au piano. Et tous ces enregistrements bonus sont accompagnées de notes récentes du compositeur lui-même. Somme toute, un coffret à trésor de la plume de Jérôme… et le tout au prix d’un disque simple!

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